Armida

Armida se retourna dans son lit. Elle avait fait le marché ce matin dans les rues de Venise, puis était allée répéter au Zanipolo. Cela l’avait éreintée. Elle s’était octroyée une bonne sieste avant la soirée. Ses vertèbres lombaires et ses muscles intercostaux lui en rendaient grâces : son torticolis chronique avait quasiment disparu, et elle n’avait plus que des courbatures. Hier soir, c’était la vingt-cinquième représentation des Précieuses masquées. Ce soir, elle jouerait de nouveau sur le plancher du Zanipolo. continuer la lecture